Du bon usage de l’Italie
Éditoriaux

L’Europe n’est pas une terre à corriger

Accueillir ne signifie pas se laisser transformer : ceux qui arrivent doivent respecter la langue, les lois, le travail et la civilisation

Voyager est un acte noble. On voyage pour découvrir, étudier, travailler, échapper à la misère, chercher un destin meilleur. Mais tout voyage civilisé comporte une règle élémentaire : on entre chez les autres sur la pointe des pieds. On observe, on apprend, on remercie. On ne prétend pas redessiner les meubles, les habitudes, les règles, les symboles et la mémoire de ceux qui ont construit cette maison au fil des siècles.

L’Europe a trop longtemps toléré un malentendu dangereux : appeler intégration ce qui fut souvent renoncement. On a laissé entendre qu’il suffisait d’arriver, d’une manière ou d’une autre, pour avoir des droits ; que le besoin effaçait tout devoir ; que l’accueil était un droit illimité et l’identité européenne une vieille tapisserie à retirer discrètement.

Il n’en est rien. Et que l’on ne confonde pas notre élégance avec de la stupidité. Nous avons vu. Nous nous sommes tus. Nous avons supporté. Maintenant, cela suffit. Ce message devrait parvenir clairement aux palais de Rome et de Bruxelles : les citoyens ne sont ni aveugles, ni indifférents, ni éternellement soumis au chantage du vocabulaire des bons sentiments.

La question ne concerne pas ceux qui arrivent légalement, travaillent, respectent, contribuent et s’intègrent. Ces personnes font partie de la solution. Le problème commence lorsque l’immigration devient incontrôlée, lorsque les entrées irrégulières sont traitées comme des fatalités administratives, lorsque des quartiers entiers sont abandonnés à la dégradation, lorsque l’école, la santé, la sécurité et la protection sociale doivent absorber ce que la politique n’a pas su gouverner.

Que l’on cesse aussi de confondre l’Europe avec l’Union européenne. Le Royaume-Uni est l’Europe, depuis toujours et pour toujours. Son histoire, son droit, son langage politique, sa contribution à la civilisation occidentale le sont. L’Europe n’est pas un bureau de Bruxelles : c’est Athènes, Rome, Londres, Paris, Vienne, Madrid. C’est une culture à laquelle aspirent des millions de personnes précisément parce qu’elle est libre, ordonnée, prospère, reconnaissable. Ceux qui arrivent ici n’ont pas le droit de la changer. Ils ont le devoir de la respecter.

Les solutions n’ont rien de mystérieux.

I. Entrée uniquement avec un emploi déjà vérifié avant l’arrivée, un véritable contrat, un logement disponible et une responsabilité précise de l’employeur.

II. Titre de séjour à points : langue, travail, conduite, respect des lois, participation à la vie civique.

III. Aucun automatisme dans les aides pour ceux qui entrent sans respecter les règles : d’abord démontrer sa volonté d’intégration, ensuite accéder aux dispositifs de soutien.

IV. Expulsion effective de ceux qui commettent des infractions, menacent l’ordre public ou rejettent ouvertement les principes constitutionnels du pays d’accueil.

V. Accords fermes avec les États d’origine : ceux qui ne reprennent pas leurs ressortissants en situation irrégulière perdent coopération, visas, fonds et privilèges diplomatiques.

Une civilisation ne se défend pas en criant. Elle se défend en décidant. Et la première décision est celle-ci : qui entre en Europe doit lui faire honneur. Pas la corriger.

Cette page est une traduction réalisée avec l’aide de l’intelligence artificielle et vérifiée chiffre par chiffre sur l’original italien. Le texte italien fait foi. Lire l’original en italien.